Le conseil départemental du Jura alerte sur l’augmentation des déchets abandonnés en bord de route. En 2025, 264 tonnes de détritus ont été collectées le long des 3 500 kilomètres de routes départementales. Une opération qui a nécessité 16 000 heures de travail et un budget de 760 000 euros. Le volume de déchets ramassés a progressé de 43 % en six ans. Le Département rappelle les conséquences environnementales de ces incivilités, notamment sur les sols, les cours d’eau et la biodiversité.
À l’occasion des nombreux déplacements liés aux week-ends prolongés de mai, les contrôles routiers ont été renforcés dans le Jura, indique la Préfecture Lors du week-end du 8 mai, 403 contrôles ont été réalisés par les forces de l’ordre et 239 infractions relevées. Parmi elles, 19 concernaient la consommation d’alcool ou de stupéfiants et 62 des excès de vitesse. Les autorités rappellent que ces opérations visent à prévenir les comportements dangereux et à sécuriser les routes du département.
Frédéric Péchier restera en détention. La Cour de cassation a rejeté la demande de remise en liberté formulée par l’ancien anesthésiste bisontin, condamné en première instance à la perpétuité pour 30 empoisonnements, dont 12 ayant entraîné la mort. Il souhaitait sortir de prison avant son procès en appel, programmé à Lyon à la fin de l’année. Détenu depuis sa condamnation fin décembre, il demeure incarcéré à la maison d’arrêt de Besançon.
Un incendie s’est déclaré ce mardi après-midi sur un poids lourd circulant au niveau de l’échangeur A36 de Marchaux. Le camion transportait huit véhicules de tourisme. Grâce à l’intervention rapide des sapeurs-pompiers du Doubs, la propagation des flammes a pu être limitée et trois voitures ont été préservées. Quatre autres véhicules stationnés à proximité ont toutefois été endommagés par le rayonnement de l’incendie. La gendarmerie et la société d’autoroute étaient présentes sur place.
Les services de l’État dans le Doubs seront exceptionnellement fermés au public ce vendredi 15 mai, en plus bien évidemment du jeudi 14 mai. Sont concernés : la préfecture du Doubs, les sous-préfectures de Montbéliard et Pontarlier, la DDT ainsi que la DDETSPP. Les accueils rouvriront lundi 18 mai aux horaires habituels. Les démarches administratives restent possibles en ligne sur le site des services de l’État dans le Doubs.
Au club de canoë-kayak de Saint-Vit, le Dragon Boat est devenu bien plus qu’une simple discipline sportive. Réunies au sein d’une équipe baptisée les “Dragon Ladies”, une dizaine de femmes touchées par un cancer du sein ont trouvé dans cette activité un moyen de reprendre confiance, de préserver leur santé et de recréer du lien après la maladie. « Nous avons toutes eu un cancer du sein, plus ou moins récemment », explique Valérie Bouchard, l’une des coéquipières du groupe.
Un sport aux vertus thérapeutiques
Le Dragon Boat est une embarcation longue pouvant accueillir dix à vingt rameurs, accompagnés d’un barreur et parfois d’un tambour. Chaque participant pagaie du même côté afin de conserver un rythme parfaitement synchronisé. Au-delà de l’aspect sportif, cette pratique possède aussi des bienfaits médicaux reconnus. « Le mouvement de pagaie permet de drainer le bras et limite le lymphœdème », explique la sportive. Cette complication fréquente après un cancer du sein provoque un gonflement du bras lié à une mauvaise circulation lymphatique. L’idée a été développée à l’origine par un kinésithérapeute canadien qui avait observé les effets positifs de ce mouvement répétitif chez les patientes traitées pour un cancer du sein.
L'interview de la rédaction : Valérie Bouchard
“On est devenues des amies”
À Saint-Vit, les entraînements ont lieu deux fois par semaine, le mercredi soir et le samedi après-midi. Si l’activité physique reste essentielle, les participantes mettent surtout en avant l’aspect humain du projet. « Pendant les traitements, on est beaucoup entourées. Mais une fois les soins terminés, on peut se sentir un peu seules avec nos angoisses », confie Madame Bouchard. Le Dragon Boat permet alors de recréer une dynamique collective entre des femmes ayant traversé les mêmes épreuves. « Ce ne sont plus seulement des coéquipières de sport, ce sont devenues des amies », poursuit-elle. « S’il y en a une qui traverse une difficulté personnelle, tout le groupe est là pour l’aider ». Le groupe rassemble principalement des Franc-Comtoises venues de Besançon, Baume-les-Dames, des Hôpitaux-Neufs ou encore de Crouzet-Migette.
L'interview de la rédaction : Valérie Bouchard
Direction Venise pour la Vogalonga
Les Dragon Ladies participeront prochainement à la Vogalonga de Venise, une célèbre manifestation nautique organisée chaque année durant le week-end de la Pentecôte. Créée il y a cinquante ans pour protester contre les bateaux à moteur dans la lagune vénitienne, cette grande traversée rassemble aujourd’hui des milliers d’embarcations traditionnelles, kayaks, avirons et Dragon Boats. « On part de la place Saint-Marc par la mer avant de revenir par le Grand Canal, sous le pont du Rialto. C’est magnifique », raconte Madame Bouchard. Pour ces sportives, l’objectif n’est pas la performance. Le rendez-vous représente surtout un moment symbolique et humain. À cette occasion, toutes les équipes féminines de Dragon Boat ayant traversé un cancer du sein se réunissent sur la place Saint-Marc pour former un immense cœur humain.
Une équipe ouverte à tous
Si le projet est né autour du cancer du sein, l’équipe accueille également des hommes. « Nous, on aime bien tout le monde », sourit Madame Bouchard. Le club continue d’ailleurs de recruter et propose aux personnes intéressées de venir essayer gratuitement une séance avant de s’engager. « En général, on essaye… et on adopte », conclut-elle avec enthousiasme.
Les personnes intéressées peuvent contacter Valérie Bouchard au 06.76.08.26.65
À travers des ateliers sportifs, des parcours moteurs et des activités adaptées, les étudiants en licence Activité Physique Adaptée et Santé (APAS) de Besançon vont accueillir, sur trois jours, jusqu’à demain, mercredi, plus de 400 enfants, en situation de handicap intellectuel, et de personnes âgées dépendantes, lors de grandes journées organisées sportives et festives. Des évènements à la fois pédagogiques, humains et inclusifs, qui illustrent l’importance croissante du sport dans le domaine de la santé.
Ce mardi, durant toute la journée, les enfants, issus d’une quinzaine de structures spécialisées, ont pu participer à une série d’activités imaginées et encadrées par les étudiants de troisième année de STAPS. Escalade, sarbacane, tir à l’arc, ateliers moteurs ou jeux collectifs : 19 activités différentes étaient proposées selon plusieurs niveaux d’adaptation.
Une filière entre sport, santé et rééducation
Pour Mathis Ponçot, étudiant en licence 3 APAS, cette formation représente la possibilité de réunir deux univers qui le passionnent : le sport et la santé. « À la base, je voulais m’orienter vers la kinésithérapie, mais plus la formation avance, plus je trouve que cette filière me correspond », explique-t-il. Même constat pour Maël Sauce, également étudiant en troisième année, sensibilisé au handicap par son entourage familial. « Je voulais aussi faire kiné au départ, mais aujourd’hui je m’oriente davantage vers le métier d’enseignant en activité physique adaptée », précise-t-il. La formation APAS permet aux étudiants d’intervenir auprès de publics très variés : personnes âgées, patients atteints de maladies neurologiques, troubles psychiatriques, déficiences intellectuelles ou encore handicaps moteurs. « L’objectif reste toujours le même : améliorer l’autonomie et la qualité de vie grâce à une activité physique adaptée aux capacités de chacun » narre Fanchon Perez, qui suit également ce cursus
L'interview de la rédaction : Mathis Ponçot
Une formation très concrète
Loin d’une approche uniquement théorique, les étudiants soulignent l’importance de la pratique dans leur cursus. À Besançon, plusieurs publics sont régulièrement accueillis au sein de la formation afin de permettre aux futurs professionnels de travailler directement sur le terrain. Cette année, les étudiants ont notamment accompagné des personnes atteintes de troubles du spectre de l’autisme ou de déficiences intellectuelles. D’autres ateliers ont été consacrés à des patients souffrant de la maladie de Parkinson. « On apprend à adapter les exercices selon les pathologies et les capacités des personnes », explique Mathis Ponçot. « L’activité physique permet souvent d’améliorer les capacités motrices, l’autonomie ou encore la confiance en soi. »
Plus de 160 enfants accueillis
La journée dédiée aux enfants constitue l’un des temps forts de l’événement. Cette année, plus de 160 jeunes ont participé aux activités proposées par les étudiants. Pour répondre aux différents niveaux de handicap, cinq “menus” d’activités avaient été conçus. Certains parcours étaient destinés à des enfants lourdement handicapés ou à mobilité réduite, tandis que d’autres permettaient davantage la découverte sportive. « L’adaptation est le maître mot », insiste Maël Sauce. Chaque atelier repose sur des fiches pédagogiques précises permettant aux encadrants de modifier les consignes ou les exercices selon les besoins des participants.
L'interview de la rédaction : Fanchon et Maël
Une demande en forte hausse
Cette édition marque également un record de participation. Selon les étudiants organisateurs, certaines structures ont même dû être refusées faute de places disponibles. « Le handicap est de plus en plus mis en avant dans la société et il y a davantage de demandes », souligne Fanchon Perez, étudiante en L3 APAS. Les organisateurs constatent aussi une évolution du regard porté sur le handicap. Certaines écoles dites “ordinaires” souhaitaient ainsi participer à cette journée afin de favoriser davantage l’inclusion entre enfants.
Au-delà de l’événement lui-même, cette expérience représente enfin un véritable exercice professionnel pour les étudiants. Organisation, gestion des groupes, adaptation permanente, évaluation des ateliers : autant de compétences essentielles pour leur futur métier dans le domaine du sport-santé.
L'interview de la rédaction : Fanchon et Maël
Un cambriolage a été commis ce lundi matin, entre 10h et 12h, à Arc-et-Senans. Selon les premiers éléments, le ou les auteurs se sont introduits dans une habitation, en passant par l’arrière de la propriété, via le jardin. Après avoir fouillé les lieux, ils sont repartis avec des bijoux et du numéraire. Une enquête a été ouverte.